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Institut d’études systémiques id’es

La force du destin

le 27 et 28 Mai 2021, à Paris ou en visioconférence

jeudi 8 avril 2021 par beaujean , Mugnier

  Sommaire  

 Jeudi 27 Mai

9h30 : accueil des participants

10h00-11h00 : Michel Delage

« Quand surgit le traumatisme la force du destin ou un chemin vers la résilience ?"
Il est des situations dans lesquelles le traumatisme semble laisser une marque indélébile au point de se répéter au cours de l’histoire de la famille et à travers les générations. Il paraît pourtant encore possible de dégager de ce qui peut apparaître comme un destin inéluctable et de s’engager sur le chemin d’une résilience. C’est ce qu’on essaiera de montrer à partir d’une situation clinique exemplaire et de l’intervention thérapeutique à laquelle elle a donné lieu. Les notions de traumatisme familial et de résilience familiale seront précisées et illustrées.

11h00-11h15 : pause

11h15-12h30 : Robert Neuburger

« Et si ça nous arrange d’y croire ! »

La croyance irrationnelle, d’un destin génétique à l’origine des troubles mentaux, malgré les démentis répétés des généticiens, croyance partagée par nombre de patients, leur entourage et soutenue par des psychiatres, pose problème. Comment comprendre cet attachement à des hypothèses qui n’ont jamais été confirmées ? Pourquoi, ça les arrange d’y croire ? Comment se confronter à ces certitudes d’un destin marqué dans les gênes et qui rendent les patients passifs et dépendant des soins ?

12h30-13h45 : déjeuner libre

14h00-15h15 : Marguerite Charazac-Brunel

« Le destin : entre fatalité et liberté d’accéder aux soins psychiques »

Affronter la notion de destin pourrait sembler déplacé dans le domaine des sciences humaines et en particuliers du celui du soin psychothérapique. Pourtant cette question existentielle se situe aussi au centre des échanges lors des séances avec les patients, mais aussi de la pratique de mises en place des systèmes de prévention sur le terrain.
Les patients sont souvent pris dans des dynamiques de répétitions transgénérationnelles ou dans le courant de leur propre histoire. Seulement ceux qui ne veulent plus accepter de se soumettre à ce qui pourrait paraitre à d’autres - ceux qui mettent en avant une fatalité insurmontable qu’il faut accepter en attendant la mort- veulent entamer un cheminement pour enfin accéder à leurs rêves et ensuite à leurs projets de vie.
Les suicidants se situent souvent entre le poids d’un destin qui ne peut être dépassé que dans le mouvement de révolte catégorique dans le geste suicidaire. Les adolescents qui se ressentent dans l’impasse mettent souvent en avant, de façon parfois provocante dans un mouvement de déni radical, leur impossibilité d’échapper à ce qui serait déjà tracé à leur insu, ce qui « est écrit ».
L’instauration de processus de prévention n’est possible que dans les lieux où les croyances religieuses n’imposent pas la soumission « au destin ». Parallèlement cette résistance, qui est une véritable muraille, se trouve très souvent renforcée et utilisée par des pouvoir idéologique, parfois politiques qui utilisent cette notion de destin pour soumettre dans une emprise redoutable des individus ou même des populations. La prévention et les soins psychiques sont alors impossibles, la philosophie et les démarches psychothérapiques sont alors interdites.

15h15-15h30 : pause

15h30-17h00 : Elida Romano

« Pendant que vous parliez, une image m’est revenue et j’ai pensé..."

Les petits et grands évènements contribuent à forger des histoires. C’est comme si au cours des années, chaque membre de la famille avait entassé des informations, des moments de vie, de prime abord anodins, empilés sans hiérarchisation et sans interruption dans le temps.
Tout est à la fois important et banal.
Suite à une question, simple du thérapeute émergent des moments de synchronisation émotionnelle qui transforment ce récit livré d’une manière désordonnée sans que les éléments qui le constituent semblent avoir des liens apparents.
En général c’est un voyage en arrière, dans le passé.
Une phrase, un commentaire restés ancrés dans les souvenirs donnent une lecture alternative au récit familial qui se met en mouvement.
Le destin est-il une maladie ? Un avenir inéluctable ? Ou est-il possible de l’accepter pour modifier son chemin ?

 Vendredi 28 Mai

9h00 : accueil des participants

9h30-10h30 : Mark Anspach

« La violence est-elle un destin ? »

Quand, dans une situation de conflit, on perd la maîtrise des événements, ils paraissent s’emballer et tourner au drame avec « la force du destin ». L’opéra du même nom de Verdi commence par un homicide involontaire et aboutit à des vengeances meurtrières par le jeu inexorable de la réciprocité négative. Comment sortir d’un tel engrenage ? Si l’escalade des représailles se caractérise par une fuite effrénée en avant, le retour aux échanges paisibles exige un effort de décélération et même, nous le verrons, une inversion de l’orientation temporelle propre à restaurer une réciprocité positive. Seulement ainsi peut-on déjouer le piège du conflit et reprendre en main son destin.

10h30-10h45 : pause

10h45-12h00 : Eric Fiat

« Le pari de la liberté »

La force du destin fut dite tant par Sophocle que par Verdi et Pagnol.
Faut-il en conclure à la faiblesse de la liberté ?
Peut-être, mais alors il s’agit d’une « faible force », qu’il n’est pas vain d’opposer à la force faible du destin.
De même que Pascal nous invita à parier sur l’existence de Dieu, du fait que bien que très improbable elle n’est cependant pas impossible, de même Kant nous invite à postuler la liberté de l’homme, du même fait que bien qu’elle soit improbable elle n’est cependant pas impossible.
N’en déplaise à Prévert ce pari, ce postulat ne nous paraissent pas stupides, puisque seuls de nature à sauver quelque chose comme une dignité du petit d’homme : autre qu’une chose existant sous les lois, il peut prendre conscience de sa plasticité, de son pouvoir de commencement du simple fait qu’on les suppose en lui.
D’un geste fragile, désarmé mais inlassable, parions sur la liberté.

12h00-13h30 : déjeuner libre

13h45-15h30 : Michèle Gennart et Marco Vannotti

« Destin, rencontre, alliance »

Le destin est fait de ce qui nous arrive, de ce qui vient à nous comme événement, mais aussi de qui vient à nous, de qui nous rencontrons sur notre chemin de vie. Il peut s’agir quelquefois de rencontres qui blessent le sujet de façon irrémédiable. Mais il peut aussi s’agir de rencontres qui nous permettent de donner le « meilleur de nous-mêmes », ou d’acquérir des formes de résilience.
L. Szondi a élaboré une « analyse du destin » : notre destin se tisse des choix posés dans notre vie : choix en amour, en amitiés, en affiliations professionnelles... Notre devenir est intimement sculpté par ces alliances qui contribuent à « signer » ceux et celles que nous sommes. Les rencontres thérapeutiques peuvent, dans certains cas, être de ces alliances qui façonnent un destin.

15h30-15h45 : pause

15h45-16h30 : Jean-Paul Mugnier

« Je ne veux pas me décevoir moi-même »

Cette citation n’est pas celle d’un philosophe mais d’une adolescente née dans une famille que, de génération en génération, le malheur accable ! Un malheur fait de violences multiples, de ruptures de liens, d’abandon… Seule alternative pour échapper à un destin qui semble inexorable, à une fatalité qui s’abat sur l’aube d’une vie, se promettre qu’une fois passées l’enfance et l’adolescence, on mènera enfin la vie bonne ! Reste à savoir comment y parvenir…

16h30-17h00 : Table ronde conclusive

Pour vous inscrire : merci de vous rendre sur notre site : www.ides-asso.fr (onglet bulletin d’inscription).


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